Vous venez de franchir la porte d’embarquement. Déjà, le contrôle de sécurité est assez stressant, mais voilà le pire : l’escalier menant au ventre de l’appareil. A chaque fois que votre pied quitte le sol pour grimper dans la carlingue, vous êtes partis pour plusieurs longues heures d’effroi.

C’est votre cas ? Vous avez peur de l’avion ? Alors laissez-moi vous guider et vous montrer, pas à pas, que vous n’avez aucune raison de paniquer. Attention, derrière vous ! (Je rigole.)

Déjà, pourquoi paniquez-vous ?

A moins que cela ne remonte à un lointain souvenir que vous n’êtes pas prêt d’oublier – comme celui d’avoir été poursuivi par un avion téléguidé qui tire des fléchettes en plastique, oui, je m’en souviens, cousin Robert – vous avez sans doute une raison tout à fait infondée de détester l’avion.

Par exemple, les procédures d’urgence : vous êtes à peine assis et l’on vous explique déjà comment gonfler votre gilet de sauvetage et que faire en cas de dépressurisation de l’appareil. Si vous n’aviez pas encore les genoux qui tremblent, ça commence généralement à ce moment-là.

Il faut savoir que les procédures de sécurité sont dictées par des règlements et ne sont pas motivées par un quelconque risque d’accident en vol. (C’est comme cette notice explicative qui décline toute responsabilité en cas d’ingestion au dos des paquets de lessive… Vous pensez que les gens en mangeaient avant d’être avertis ?)

Si ce sont les « trous d’air » qui vous font bondir sur votre siège, sachez qu’ils se créent en raison de changements de température extérieure ou de vents qui agitent votre appareil. Les turbulences sont naturelles, en conséquence, elle ne constituent pas un phénomène à craindre : asseyez-vous, ça va passer. Les pilotes sont formés à ce genre de manœuvre et sont des personnes promptes à réagir vite et bien en cas de soucis – d’ailleurs, ils passent des tests et reçoivent des formations complémentaires tout au long de leur carrière. Faites-leur donc confiance pour vous mener à bon (aéro)port.

Mais ce qui joue le plus dans le développement de sévères allergies à l’avion, c’est la force des médias. Dès qu’un crash d’avion se produit, radios, télés, journaux ne parlent plus que de cela, et cela entraîne ce que l’on appelle en psychologie un « biais de jugement ». On associe immédiatement cet évènement tragique hyper-médiatisé à une réalité fréquente de l’industrie aéronautique, et comme on en parle pendant des semaines, on a l’impression que c’est un phénomène régulier alors qu’il est incroyablement rare.

Une « chance » sur 11 millions

En effet, commençons par une statistique pour nous changer les idées : la probabilité que vous vous écrasiez lors de votre trajet en avion est d’une « chance » sur 11 000 000. En comparaison, vous avez 6 fois plus de chances de tirer les 5 bons numéros au Loto et 15 fois plus d’être touché par un astéroïde au cours de votre vie. (Comme quoi, on parle souvent des procédures de sûreté en vol, mais jamais de quoi faire lorsqu’un objet volant non identifié fond sur nous.)

Si l’on compare cela aux autres moyens de transport, l’avion reste le plus sûr, juste devant le train et le bus qui eux aussi affichent d’excellentes statistiques. (Si cet article peut faire d’une pierre plusieurs coups et faire tomber la phobie du train et du car, ça me va.) Ainsi, la probabilité d’être tué dans un accident de voiture est infiniment plus importante – en particulier sur vous conduisez un deux-roues – donc soyez prudents si vous prenez l’Autoroute du Soleil l’été prochain.

Pour revenir à la phobie de l’avion, sachez que les progrès de la science et de la mécanique des cinquante dernières années ont contribué à diminuer le nombre d’accidents et de victimes malgré la croissance du nombre de passagers. En somme, il n’a jamais été aussi sûr de prendre l’avion.

Néanmoins, cela n’empêche pas une de mes amies qui partage ces craintes de me déclarer que, peu importe les statistiques, « le simple fait d’être dans le ciel » est effrayant, et nourrit son aviophobie. En effet, se voir survoler des nuages interminables ou un océan sur des kilomètres carrés n’est pas des plus rassurants. Mais soyez toutefois conscients que seuls 10% des accidents arrivent en vol : la plupart se produisent soit au décollage, soit à l’atterrissage. L’avion qui pique du nez et plonge vers le sol tandis que les passagers s’égosillent, c’est une réalité… du cinéma américain.

Quelles mesures prendre ?

Malgré la clarté de ces statistiques, je sais ce que vous allez me dire, agacés : « J’ai peur. C’est une phobie et j’y peux rien. » Soyez cependant conscients qu’il existe quelques astuces qui, si elles ne permettront sans doute pas de surmonter votre peur de l’avion, vous rassureront à l’idée de votre prochain vol.

Cela paraît facile à dire, mais essayer de s’occuper en vol permet d’atténuer la tension du moment. Regarder un film, manger un morceau, écouter de la musique (évitez le tube Free Fallin’ dans votre playlist) ou échanger avec ses voisins, c’est aussi possible à 30 000 pieds d’altitude ! N’hésitez pas non plus à partager ces craintes avec la personne qui vous accompagne ou le personnel de bord.

La plupart des conseils énoncés par les spécialistes recommandent de respirer profondément (en particulier pendant les phases stressantes : décollage, trous d’air, atterrissage, le pilote qui saute en parachute sans prévenir…), de porter des vêtements confortables et de relâcher ses muscles. Apparemment, les sièges au niveau des ailes sont ceux où l’on ressent le moins les turbulences.

Pensez également à vous hydrater régulièrement sans toutefois opter pour des boissons excitantes (sodas, café…). Sachez aussi que des stages contre la peur de l’avion sont également organisés sur demande par des psychologues ou des organismes spécialisés !

J’espère que ces quelques faits auront permis de vous rassurer pour la prochaine fois où vous devrez attraper un vol. Rappelez-vous qu’une phobie est, par définition, démesurée, exagérée, et qu’elle se fonde sur des peurs irrationnelles pour vous effrayer…

Comme Batman l’a très bien montré, le meilleur moyen de surmonter une peur est encore de l’affronter en face, surtout si vous n’avez pas encore pris l’avion : vous vous rendrez vite compte qu’il n’y a pas de quoi en faire tout une affaire !

Et si vous êtes atteint d’ « oniophobie » – la peur de dépenser votre argent – le bon traitement se trouve ici :

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Bon vol à tous !

 

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